
Publication details
Year: 2003
Pages: 151-172
Series: Histoire Épistémologie Langage
Full citation:
, "La problématique de la "transitivité" dans la tradition grammaticale latine", Histoire Épistémologie Langage 25 (1), 2003, pp. 151-172.


La problématique de la "transitivité" dans la tradition grammaticale latine
Quelques Jalons de Priscien aux premiers humanistes
pp. 151-172
in: Politiques linguistiques II, Histoire Épistémologie Langage 25 (1), 2003.Abstract
RÉSUMÉ: Cet article étudie l’évolution du concept de transitivité (transitio) tel qu’il est appliqué au verbe, dans la tradition grammaticale latine, depuis Priscien jusqu’au XVe siècle. Chez Priscien, la transitivité est une notion essentiellement sémantique, qui désigne avant tout le passage de personne à personne et qui s’applique à tous les cas adverbaux. Cette conception large se retrouve dans le Catholicon de Johannes Balbi qui considère que la rection ex natura ou ex ui transitionis peut s’appliquer à tous les cas, la préposition n’empêchant pas la transition. À la fin du Moyen Âge et au début de l’Humanisme, apparaissent des présentations intégrant le 'genre’ verbal (la voix verbale) et la transitivité: cette dernière domine et organise la division en genres chez Sponcius de Provence; dans la grammaire italienne du XVe siècle, la transitivité est fortement liée à l’accusatif, dont elle désigne toutes les constructions particulières à l’intérieur de chaque genus uerborum. Les Remigius distinguent des degrés dans la transitivité (faible, forte, très forte), mais cette hiérarchie recouvre deux conceptions différentes, limitée au seul accusatif vs s’appliquant à tous les cas. De sémantique au départ, la transitivité verbale a eu tendance à devenir un concept purement grammatical fortement associé à l’accusatif, sans que les grammairiens parviennent à une présentation cohérente et homogène.
Publication details
Year: 2003
Pages: 151-172
Series: Histoire Épistémologie Langage
Full citation:
, "La problématique de la "transitivité" dans la tradition grammaticale latine", Histoire Épistémologie Langage 25 (1), 2003, pp. 151-172.